Premier jour
Aujourd'hui dimanche de la Pentecôte, 20 mai 2018, entrée en Chapitre...
Blog en reconstruction
Aujourd'hui dimanche de la Pentecôte, 20 mai 2018, entrée en Chapitre...
Voici quelques premiers échos de cette belle journée...
Relevé dans "Eglise à la Réunion" :
Interview de Rozenn Collobert, Directrice de l’École Rosalie Javouhey (Sœur de Anne-Marie Javouhey) par Evelyne Gigan :
Samedi 18 novembre, l’école Rosalie Javouhey fêtait ses deux cents ans d’existence. Cet anniversaire venait clore les festivités du bicentenaire de l’arrivée des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à La Réunion.
Voici un court extrait du mot d'accueil de la Directrice de cette école :

Pour commencer la journée, cet établissement scolaire saint-paulois a ouvert ses portes aux 15 autres établissements sous la tutelle des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Chacun avait amené avec lui une exposition réalisée au cours de l’année pour mieux connaître Anne-Marie Javouhey, la fondatrice de cette Congrégation, et sa spiritualité.
Puis les élèves et leurs parents, le personnel éducatif et les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ont participé à une messe présidée par Mgr Gilbert Aubry à la grotte Notre-Dame de Lourdes.
L’évêque a rappelé que les parents sont les premiers éducateurs de l’enfant, mais que l’école est une ouverture sur le monde indispensable pour le faire grandir. Il a donc encouragé les adultes à poursuivre leur travail auprès des jeunes.
Sœur Marie-Egyptienne, Supérieure des Sœurs de St Joseph de Cluny pour la Réunion, accueille et remercie les participants pour leur présence.
Après avoir pique-niqué, les élèves des 16 établissements scolaires (15 écoles primaires et un lycée) se sont succédé là où se trouvait l’autel le matin. Certains avaient préparé un chant, d’autres une danse et tous se faisaient une joie de présenter le fruit de leur travail.
Evelyne Gigan
Vidéo (Merci Erick !) : Danse sur le nom d'Anne-Marie Javouhey...
Chaque enfant porte une lettre ==>

Avant de clôturer, le 18 novembre 2017 (à partir de 09h00), à la grotte mariale de Saint Paul, cette année du Bicentenaire de l'arrivée des Soeurs de Saint Joseph de Cluny à la Réunion (île Bourbon à l'époque), Frère Jean-Denis Ferrère, sur Radio Arc en Ciel, évoque, avec Soeur Marie-Suzel Gérard (SJC) quelques visages attachants, parmi d'autres, des Soeurs qui ont pu marquer un pan de l'histoire de la Réunion...
1. Mère Renée, Mère Ursule et Mère Thérèse (1942...)
2. Soeur Denise Brard (1946...) et Soeur Véronique Lenormand
3. Soeur Antoine Maillot (1939...) et Soeur Anasthasie Técher
4. Soeur Laurence Técher et Soeur Suzie Rivière (Mère Louis...)
5. Soeur St Jean de Pignolet et Soeur Marie-Elise Picard
Dans le réfectoire de l'Ecole mis à la disposition de nos invités, intervention de Sr Marie-Suzel...
Jacqueline témoigne :
... Nous étions 41 des secteurs de St Pierre, Cilaos, St Louis, St Paul, St Denis et St André.
Journée dense et fructueuse, qui a commencé par une très belle prière préparée par Natacha et son mari, toujours nourris par les bonnes paroles de Soeur Suzel sur la Sainteté en référence aux textes sacrés, à notre Mère l'Eglise (extraits des textes de Vatican II) et bien sûr à AMJ, tout cela en lien avec la fête de la Toussaint. De quoi recharger les batteries pour les semaines à venir !
Avant la détente autour d'un repas partage, admirons l'attention très soutenue de nos amis !
Dans linfo.re du 23 octobre 2017
Dans Madagascar Matin du 24 octobre 2017...
La population s’enfuit vers d’autres villes
Depuis hier (23 octobre 2017), les taxi-brousses reliant Moramanga à d’autres villes, notamment Ambatondrazaka, Toamasina, et Antananarivo ont connu une hausse remarquable du taux de fréquentation. En effet, beaucoup de personnes fuient cette localité pour éviter la peste. Pourtant, ces individus risquent déjà d’être contaminés et vont transmettre l’épidémie à leur destination.
Les risques semblent très graves puisque c’est une peste pulmonaire qui se transmet par les projections d’expectorations purulentes et microscopiques contenant le germe. Les explications scientifiques précisent que cette forme de peste reste très mortelle même avec un traitement d’antibiotique approprié.
De plus la pollution de l’air et la saleté qui s’installent dans presque toutes les régions de Madagascar constituent les conditions complètes pour la transmission rapide de cette épidémie.
Un expert au sein du ministère de la Santé explique que normalement, la peste devrait se faire rare en cette période sèche de l’année. En effet, cette épidémie se développe surtout durant la période chaude et humide c’est-à-dire entre novembre et mai.
Destruction de l’environnement
La peste est une maladie transmise par les rats. L’invasion de ce rongeur nuisible constitue la première cause des cas de cette épidémie. A Madagascar, la peste frappe surtout dans les zones rurales réputées pour leur insalubrité, ainsi que les quartiers pauvres de la capitale où les ordures s’entassent ce qui favorisent l’invasion des rats.
Depuis quelques années, les experts expliquent que la destruction de l’environnement contribue également à l’amplification de la peste. D’un coté, les feux de brousses qui se développent en cette période sèche obligent les rats à s’enfuir dans les villages. La destruction de la biodiversité entraine aussi un déséquilibre écologique et favorise le développement des rats puisque les animaux prédateurs naturels de ces rongeurs ne cessent de diminuer en nombre et n’arrivent plus à les éliminer.
Qu’est ce que la peste ?
La peste est une zoonose bactérienne, due à Yersinia Pestis qui infecte habituellement les petits animaux et les puces qui les parasitent. Elle se transmet de l’animal à l’homme par les piqûres de puces infectées, par contact direct, par inhalation et, plus rarement, par ingestion de matières infectieuses.
Cette maladie peut être très grave chez l’homme, avec un taux de létalité de 30 à 60% en l’absence de traitement. En 2013, on a enregistré 783 cas dans le monde, avec 126 décès. Au cours de l’histoire, la peste a été responsable de pandémies étendues avec une forte mortalité. On l’a connue au XIVe siècle sous le nom de peste noire ou de « mort noire » et elle a alors provoqué 50 millions de morts selon les estimations, dont environ une moitié en Asie et en Afrique et l’autre moitié en Europe, où un quart de la population a succombé.
Signes et symptômes
Les personnes infectées développent en général des symptômes de type grippal après une période d’incubation de trois à sept jours. Les symptômes typiques sont une fièvre d’apparition brutale, des céphalées, des douleurs corporelles, un état de faiblesse, des vomissements et des nausées.
Selon la voie d’infection, il y a trois formes de peste : peste bubonique, septicémique et pulmonaire.
• La peste bubonique (la « mort noire » ou peste noire dans l’Europe médiévale) est la forme la plus courante, provoquée par la piqûre d’une puce infectée. Le bacille, Y. Pestis, est alors injecté dans l’organisme et parvient par le système lymphatique jusqu’au ganglion le plus proche où il se réplique. Il en résulte une inflammation du ganglion et une tension douloureuse des tissus; c’est ce que l’on appelle le «bubon». Aux stades avancés, les ganglions enflammés finissent par s’ulcérer et suppurer.
• La peste septicémique se produit quand l’infection se propage directement dans la circulation sanguine sans former de «bubon». Elle peut résulter de piqûres de puces ou du contact direct avec des matières infectieuses à travers des lésions cutanées. Les stades avancés de la peste bubonique aboutissent aussi à la propagation directe de Y. Pestis dans le sang.
• La peste pulmonaire est la forme la plus virulente et la moins courante. En règle générale, elle résulte de la propagation aux poumons d’une peste bubonique à un stade avancé. Toutefois, une personne souffrant de peste pulmonaire secondaire peut produire des aérosols contenant des gouttelettes infectieuses susceptibles de transmettre la maladie à autrui. En l’absence de traitement, cette forme a un taux de létalité très élevé.
Principaux faits sur la peste selon l’Oms
• La peste peut être une maladie très grave chez l’être humain, avec un taux de létalité de 30 à 60% en l’absence de traitement.
• On l’a connue sous le nom de peste noire ou de « mort noire» pendant le XIVe siècle, au cours duquel elle a provoqué 50 millions de morts selon les estimations.
• La peste est une zoonose bactérienne, due à Yersinia Pestis qui infecte habituellement les petits animaux et les puces qui les parasitent.
• Les personnes infectées développent des symptômes de type grippal après une période d’incubation de trois à sept jours.
• Selon la voie d’infection, on observe trois formes de peste: la peste bubonique, septicémique et pulmonaire. La forme bubonique, caractérisée par une tuméfaction douloureuse des ganglions lymphatiques appelés « bubons », est la plus courante.
• Il y a eu des épidémies de peste en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud mais, depuis les années 1990, la plupart des cas humains se sont produits en Afrique.
• En 2013, on a enregistré 783 cas dans le monde, avec 126 décès.
• Les trois principaux pays d’endémie sont Madagascar, la République démocratique du Congo et le Pérou.
Sur RFI, le 19 octobre 2017...
Dans clicanoo.re du 11 septembre 2016 :
" Hier, une messe a célébré les 200 ans d'existence de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny à la Réunion en la chapelle de l'Immaculée Conception à Saint-Denis). Monseigneur Gilbert Aubry a rendu hommage au travail des religieuses dont la congrégation, fondée par Anne-Marie Javouhey, s'est installée à l'île Bourbon en 1817.
Peinture de (Mail to: Martine Joisseaux)
Née en 1779 à Jallange, Anne-Marie Javouhey est issue d'une famille d'agriculteurs très croyants.
C'est à 17 ans que la jeune fille entend l'appel de Dieu. En 1807, elle prononce ses vœux de religion avec ses trois sœurs et cinq autres jeunes filles : la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny est née.
Se consacrant au départ à l'enseignement des jeunes filles, les religieuses s'investissent rapidement dans la création de dispensaires ou dans la visite aux malades. Leur travail se fait connaître jusqu'à Paris.
C'est en 1816 que Desbassayns de Richemont, intendant de l'île Bourbon, leur demande d'aller éduquer les enfants sur place.
Les sœurs embarquent le 10 janvier 1817 : la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny devient ainsi le premier ordre de femmes missionnaires.
Après La Réunion, les religieuses s'installeront au Sénégal, en Gambie, en Guadeloupe, en Martinique, en Inde...
À la mort d'Anne-Marie Javouhey en 1851, la congrégation compte pas moins de 1 221 sœurs, dont 876 en France.
Depuis, la congrégation s'est encore agrandie. Elle compte aujourd'hui 2 600 sœurs dans 416 communautés sur tous les continents. Une quarantaine de sœurs vivent encore à La Réunion.
La congrégation a conservé la tutelle de 16 établissements scolaires : 15 écoles élémentaires installées un peu partout sur l'île et un lycée (Sainte-Suzanne)." (E.M.)
"Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny fêteront en 2016-2017 le 200ème anniversaire de leur présence à La Réunion. Un bicentenaire qui s’ouvre ce samedi 10 septembre à 10 heures par une messe concélébrée. La cérémonie sera présidée par Mgr Gilbert Aubry, en la chapelle de l’Immaculée Conception située à Saint-Denis. Les Sœurs, des associés, des directeurs d’école, des enseignants, et des responsables des Ogec et des Apel seront présents.
La Congrégation, fondée en 1807 par Anne-Marie Javouhey s'était en effet installée à Bourbon en 1817, faisant de l'île de La Réunion sa première terre de mission. Les Sœurs se sont investies en matière d'éducation, ouvrant de nombreuses écoles, mais aussi dans la visite aux malades, les services sociaux et de santé, créant notamment des dispensaires, ainsi que dans les tâches pastorales et l'écoute.
La fête du bicentenaire le 15 juillet prochain
Toujours pour célébrer ce bicentenaire, en octobre 2016, un spectacle sur Anne-Marie Javouhey, par Daniel Facérias, est au programme. Le dimanche 19 mars 2017 connaîtra la sortie de l'ouvrage "Anne-Marie Javouhey - Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à La Réunion" (coll. "Grands témoins", Réunion Média). Quatre mois plus tard, le samedi 15 juillet 2017, sera organisée la Fête du Bicentenaire à la Cathédrale de Saint-Denis. Enfin, le samedi 9 septembre 2017 se tiendra la clôture du Bicentenaire à la Grotte de Saint-Paul, lieu de la première implantation.
En outre, entre octobre 2016 et septembre 2017 seront mises en place diverses actions : la "tournée de découverte de l'histoire de la Congrégation et de son activité d'aujourd'hui" dans les écoles, la Journée Cluny à Saint-Paul, avec une exposition réalisée par les écoliers, des conférences sur Anne-Marie Javouhey, ainsi que des émissions radio et télé sur Radio Arc-en-Ciel."
"Fondée en 1807 par Anne-Marie Javouhey, la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny s’est installée à Bourbon en 1817. La Réunion a été sa première terre de mission. En 2016, le bicentenaire de l’arrivée de la Congrégation est célébré depuis ce samedi 10 septembre, dont le lancement a été marqué par une messe de l’évêque Monseigneur Gilbert Aubry. (Photo d’illustration)
Depuis leur installation à La Réunion, les soeurs ont ouvert de nombreuses écoles, formant des générations de jeunes Réunionnaises et Réunionnais. Par la suite, elles se sont aussi investies dans la visite aux malades, les services sociaux et de santé, notamment dans la création de dispensaires, les tâches pastorales, l’écoute en paroisse et ailleurs.
Cette congrégation, présente depuis 200 ans à La Réunion, a été fondée par Anne-Marie Javouhey. Née à Jallange (Côte d’Or) le 10 novembre 1779, dans une famille d’agriculteurs très croyants, entend l’appel de Dieu à l’âge de 17 ans : "Je vois encore le lieu où j’étais occupée à la charrue quand Dieu me fit connaître sa Volonté : instruire les enfants pauvres et élever les orphelins", racontera-t-elle plus tard. Le 12 mai 1807, Anne-Marie, ses trois sœurs et cinq autres jeunes filles prononcent en l’église Saint-Pierre de Châlon, en présence de l’évêque d’Autun, leurs vœux de religion. La Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny est née.
Dans l’histoire de la congrégation, on raconte que celle que l’on appelait "Nanette" crut voir un jour autour d’elle des hommes et des enfants, les uns entièrement noirs, les autres de couleur plus ou moins foncée ou mulâtre". En même temps, une voix lui disait : "Ce sont les enfants que Dieu te donne. Je suis Sainte Thérèse : je serai la protectrice de ton ordre". Vision d’autant plus surprenante qu’Anne-Marie ignorait alors l’existence d’hommes de différentes couleurs…" indique un communiqué du centre diocésain d’information de La Réunion.
La Congrégation s’installe finalement sur l’île Bourbon à Saint-Paul, en 1817. Après avoir elle-même été en mission dans plusieurs pays, en particulier en Guyane où elle fonde la colonie agricole de Mana, y recueillant plus de 500 esclaves qu’elle christianise et prépare à leur libération, Anne-Marie Javouhey rentre en France et y meurt le 15 juillet 1851. La Congrégation comptait alors 1221 sœurs, dont 876 en France. Anne-Marie Javouhey a été béatifiée en 1950 par le pape Pie XII.
A l’occasion du bicentenaire, plusieurs animations, sorties d’ouvrages et expositions sont prévus :
- Spectacle sur Anne-Marie Javouhey, par Daniel Facérias (Date à préciser).
- Dimanche 19 mars 2017 : Sortie de "Anne-Marie Javouhey - Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à La Réunion"(coll. " Grands témoins ", Réunion Média).
- Samedi 15 juillet 2017 : Fête du Bicentenaire à la Cathédrale.
- Samedi 9 septembre 2017 : Clôture du Bicentenaire à la Grotte de Saint-Paul (lieu de la première implantation).
- D’octobre 2016 à septembre 2017 :
- Tournée de découverte de l’histoire de la Congrégation et de son activité d’aujourd’hui, dans les écoles pour faire mieux connaître la volonté d’Anne-Marie Javouhey d’être au service des besoins de l’Homme (" mettre l’Homme debout")
- Journée Cluny, avec exposition réalisée par les écoles et temps récréatifs, à Saint-Paul (date à préciser)
- Conférences sur Anne-Marie Javouhey... (Radio Arc en Ciel)
- Participation à des émissions radio et télé (sur Radio Arc-en-Ciel, dans l’émission télévisée "Dieu est témoin"…)"
Le Frère Jean-Denis Ferrere (O.P.), sur les ondes de Radio Arc en Ciel, nous fait découvrir le visage d'une grande figure missionnaire : Anne-Marie-Javouhey (1779-1851), fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Saint Joseph de Cluny...
Soeur Marie-Suzel Gérard (SJ de CLUNY) répond à ses questions au cours de conversations vraiment captivantes !
Si besoin, lancer adobe flash...
Les premières années...
Parcours spirituel avec Dieu-Père...
La mission... La Réunion...
Âme de prière, attentive à tous les appels...
Audace et génie... dans la foi !
Relevé sur le site de la Congrégation
En ce mois de mai 2016, dans le cadre des cérémonies officielles des mémoires de la Traite, de l’Esclavage et de ses Abolitions, Jallanges, Seurre et Chamblanc, ces communes du Val de Saône accueillent, du 6 au 11 mai, des Mananais. Cette délégation venue de Guyane, composée de descendants d’esclaves libérés à Mana (Guyane) est conduite par Monsieur Georges PATIENT Sénateur Maire de Mana.
C’est un partenariat qui existe depuis 2011 où déjà 3 forêts mémorielles ont été inaugurées dans les communes, pour signifier l’action sans précédent d’Anne Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de St Joseph de Cluny.
En 1838, envoyée par le Ministère de la Marine et des Cultes, Mère Javouhey a accompagné, malgré toutes les difficultés rencontrées, les 147 premiers esclaves préparés, à devenir des hommes libres, à les éduquer et leur donner leur place dans la société.
Ensemble, nous souhaitons par cet évènement exceptionnel sur le plan mémoriel, émotionnel et culturel, conforter nos liens avec Mana et la Guyane pour qui Anne-Marie Javouhey, « Leur Ché Mé » reste un modèle de fraternité et d’humanité entre les peuples.
De Dieu, sœur Laëtitia ne connaissait rien étant enfant. Une enfance qu'elle passe en Martinique. Elle n'a entendu parler de Jésus que tardivement, par sa grand-mère paternelle. Pour lui faire plaisir, et pour "entrer dans le moule", car cela lui posait problème d'être la seule non-chrétienne parmi ses amies, elle se fait baptiser à 12 ans.
Malheureusement, le décès de sa grand-mère et le divorce de ses parents la plongent dans une phase de révolte : pour Laëtitia, il y a tant de souffrance sur terre que Dieu ne peut exister. C'est pour elle le début d'un athéisme militant. L'adolescente proclame partout qu'elle est athée et se donne pour mission de sauver les croyants et de les "réveiller", quitte à les harceler, car pour elle, croire, c'est pour les faibles.
Des années plus tard, au cours de ses études de droit, elle rencontre Valérie, qui devient sa meilleure amie.
Un jour où j'allais mal, j'ai appelé Valérie qui m'a répondu : “C'est dommage que tu ne croies pas en Dieu, tu aurais pu prier, ça t'aurait soulagée”.
Ce soir-là, je me suis posé beaucoup de questions sur le sens de la vie, sur son utilité, et sur les raisons de ma présence sur terre. J'étais à un carrefour et j'avais besoin de prendre une direction.
Le lendemain, en attendant son amie, elle est abordée par une femme. Elle m'a répété une à une chacune des questions que je m'étais posé la veille. J'étais choquée. Elle avait une Bible en main, et m'a affirmé que toutes les réponses à mes questions se trouvaient là, puis elle est partie.
Touchée, la jeune femme réalise que Dieu existe bien, qu'il l'entend, et surtout, qu'Il lui répond !
Ses premiers pas dans la foi, Laëtitia les fait dans la famille de sa meilleure amie qui se réunit régulièrement pour prier. Avec elle, elle parle de ce que le Seigneur fait dans sa vie, témoigne et écoute des enseignements.
Le jour où Laëtitia décide de se confesser, elle réalise qu'elle n'a rien à faire pour que Dieu l'aime. C'est le déblocage pour la jeune femme qui ressent le besoin de se mettre au service du Seigneur.
À 27 ans, elle devient catéchiste pour les enfants qui se préparent à la confirmation. Elle sent toutefois que Dieu l'interpelle, car elle-même n'est pas confirmée.
Elle chemine donc avec le catéchuménat quand elle rencontre la Communauté du Chemin Neuf.
Séduite, elle décide de partir pour une mission humanitaire au Brésil afin d'œuvrer dans les favelas. Une ombre se dessine malheureusement au tableau : elle ne pourra être confirmée avant son départ. Elle s'envole malgré tout pour la métropole où elle se prépare à sa mission brésilienne pendant trois mois.
On a fait une retraite en silence, avec les Exercices de Saint Ignace. Pendant l'adoration, alors que je méditais sur le texte de l’Annonciation, j'ai entendu le Seigneur parler dans mon cœur. Il m'a dit : “Je t'ai choisie, laisse-toi faire, laisse-moi faire ”.
J'ai ressenti une joie, une paix, quelque chose d'extraordinaire et de fort. Après ce temps d'adoration, il y avait une vidéo sur les Sœurs missionnaires de la Charité : mère Teresa tenait par la main une sœur qui allait prononcer ses vœux et disait : «Celle qui est choisie par Dieu le sait, elle l 'entend dans son cœur››.
À partir de ce moment, j'ai su que tout ce que je voulais, c'était faire la volonté de Dieu.
C'est au Brésil, au contact des pauvres, qu'elle reçoit le sacrement de confirmation.
De retour en Martinique, elle découvre la vie d'Anne-Marie Javouhey, fondatrice des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Elle est marquée par sa spiritualité et sa devise : “Faire la sainte volonté de Dieu”.
Laëtitia comprend qu'elle est appelée à la vie religieuse..
Elle a prononcé ses vœux au sein de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, le 15 octobre 2011.