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Soeur Regilda nous écrit

, 17:22pm

Publié par cluny.re

Ceci est un résumé traduit du Portugais :

C'est le 14 mars 2019 que le cyclone Idai a frappé la ville de Beira avec des vents de 167 à 200 km/heure, causant d'énormes dégâts humains et matériels. Des centaines de maisons ont été détruites... une véritable catastrophe humanitaire.

La ville de Beira, 2ème ville du Mozambique, est très atteinte : elle s'est retrouvée sans électricité, avec des difficultés de communication téléphonique, sans eau potable.

La communauté des Sœurs est située dans le quartier de Munhava, quartier le plus peuplé de la ville. depuis plus de 54 ans. 4 Soeurs travaillent à la promotion des femmes (alphabétisation, couture, cuisine, informatique), dans l'éducation (une Soeur enseigne à la Paroisse et dans une école. A l'orphelinat trois Sœurs  se dévouent auprès de 100 enfants, orphelins de père et mère... Toutes assurent un service pastoral dans la Paroisse. Cette communauté accueille aussi 8 jeunes aspirantes à la vie religieuse.

Situation actuelle :

Notre maison n'a plus de toit, les assiettes se sont envolées... Les portes et fenêtres sont brisées. Le faux plafond est troué, détrempé : l'eau a fait beaucoup de dégâts à l'intérieur. Matelas, tables des chambres sont très endommagés. Il n'y a plus de couvertures ni de draps. Jusqu'à présent il n'y a pas de lumière...

Les dortoirs des garçons ne sont pas détruits, grâce à Dieu !

Les Sœurs n'ont pas de lieu où dormir, elles se sont réfugiées dans un espace minuscule : deux dorment dans l'ancienne salle à manger, une dans ce qui reste d'un salon, 4 filles dorment dans la sacristie, 2 à l'étage, une sœur et deux autres filles dorment dans un petit coin, à l'orphelinat.

Alimentation : bien que souffrant, comme toute la population, de la faim, les Sœurs et les enfants commencent à recevoir de la nourriture d'un organisme local, l'AMI.

Problème économique : l'augmentation de la demande a fait monter les prix chez ceux qui ont encore des choses à vendre. Alors la population, déjà très démunie, a du mal à s'approvisionner. Ajoutons le fait qu'il faut acheter au jour le jour des produits qu'on ne peut pas conserver puisqu'il n'y a pas d'électricité.

Remerciements : Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde et éternelle gratitude à notre Supérieure générale, son conseil, toute la Congrégation pour la solidarité, la proximité, l'affection de toutes. Merci à tous les amis de bonne volonté. Que Dieu vous bénisse !

Louons Dieu pour le fait que les Sœurs et les enfants n'ont pas souffert ni ne sont morts... Merci...