Après quelques jours de mise en route, les participantes ont atteint leur vitesse de croisière...
Les travaux vont bon train.
Dès 08h15 toutes se retrouvent dans la salle de conférence et commencent par un temps de prière. Puis c'est l'entrée dans le vif du sujet !
La coordinatrice venue nous accompagner, Sœur Micheline (à droite ici), présente le plan de la journée.
David, notre sympathique technicien, veille à ce que la communication soit parfaite entre langues différentes...
Témoignages, questions à approfondir, en quatre langues (Français, anglais, espagnol, portugais), partage des questions et réponses avec traduction simultanée...
Ici les traductrices dans leur cabine de traduction...
Selon le programme, des temps de réflexion personnelle, de prière, de partage en petits groupes répartis en différents points de la Maison, jalonnent la journée, le matin ou l'après-midi.
Une soixantaine de sœurs de Saint-Joseph de Cluny, venues du monde entier, ont ouvert ce dimanche 26 avril, en présence de Mgr Gilbert Aubry, leur conseil de congrégation à la communauté des Brises (La Montagne). Une rencontre qui se déroule traditionnellement tous les six ans et, pour la première fois, à La Réunion.
Pourquoi les responsables de cette congrégation internationale, implantée dans de nombreux pays d’Europe, d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’Océanie ont-elles choisi de se retrouver en Océan Indien et plus précisément sur notre petite île ? Parce que La Réunion a été la première fondation ad extra des Sœurs de Cluny.
Un rêve… un appel
A priori, rien ne destinait cette congrégation fondée par une jeune Bourguignonne, Anne-Marie Javouhey, et dédiée à l’éducation des enfants pauvres, à devenir missionnaire. Rien… si ce n’est un rêve, resté inexpliqué pendant plus de quinze ans : Anne-Marie Javouhey s’y voyait entourée d’enfants noirs et métis. Aussi, lorsqu’en 1816 l’intendant de Bourbon, Richemont Desbassyns, intéressé par la méthode d’enseignement qu’elle promeut (méthode Lancaster, dite « de l’enseignement mutuel »), lui fait part de son intention d’ouvrir dans l’île deux écoles pour les filles pauvres, elle fait tout de suite le rapprochement et propose ses services.
C’est ainsi que les quatre premières sœurs de Cluny, tout juste sorties du noviciat, débarquent à Bourbon le 28 juin 1817. Ce qui fait de cette congrégation la plus ancienne présente dans le diocèse : elle fêtera d’ailleurs le bicentenaire de sa présence sur l’île en 2017.
Mettre l’homme « debout »
La congrégation est animée par le désir de mettre l’homme « debout » partout où les sœurs sont envoyées. Les « Cluny », comme on les appelle affectueusement, ouvrent ainsi à La Réunion les premières écoles publiques, participant à l’éducation de nombreux enfants. Elles fondent les premiers dispensaires, des écoles ménagères, l’ouvroir de Cilaos. Plus récemment, elles accompagnent les familles de prisonniers dans l’association Prends un asseoir. Et au fil des ans, de nombreuses jeunes Réunionnaises, attirées par le témoignage des sœurs, choisissent de suivre le Christ en rejoignant cette congrégation.
Aujourd’hui, quarante-trois sœurs, réparties en huit communautés, résident dans le diocèse et la congrégation y conserve la tutelle de seize établissements scolaires privés catholiques.
S’écouter, débattre, discerner…
C’est donc dans ce « premier lieu de mission » que les responsables ont décidé de tenir cette année leur conseil de congrégation. Point d’étape entre deux chapitres (assemblées générales), celui-ci se penchera d’abord sur le passé, évaluant l’avancée des orientations et décisions prises trois ans plus tôt : une relecture de l’histoire de « Cluny » dans le monde et à La Réunion. Il s’agira ensuite de discerner sur quels chemins nouveaux l’Esprit Saint appelle la congrégation et de décider quelles pistes pourront être suivies, et comment.
Écoute et débats, seront donc au programme des « congrégationnistes » jusqu’au 12 mai. Pour aider aux échanges qui se dérouleront en quatre langues (français, anglais, espagnol, portugais), des sœurs traductrices seront à l’œuvre. Et toutes les sœurs de la communauté des Brises, en union avec les « Cluny » du monde entier, porteront dans leur prière le bon déroulement de ce conseil de congrégation.
Revivons l'arrivée des premières Sœurs venues du monde entier à l'aéroport de Gillot.(Photos de Brigitte Hoareau)
Merci aux jeunes du lycée Cluny à Sainte Suzanne, à Madame Alezan, Directrice, à Soeur Fabienne, à Madame Josette Nirlo, à Edwige et aux amis, Associés, pour l'organisation des réceptions à l'aéroport et à l'Immaculée...
Réunis à Saint André autour de Soeur Priscilla, de Soeur Marie-Suzel, de Soeur Brigitte, de Soeur Suzette, quelques associés de trois régions de l'île vous envoient ce signe de bienvenue...